MariĂ© Digby est une jeune et jolie chanteuse de 24 ans. Elle se proclame artiste libre, indĂ©pendante. Elle met en ligne sur You Tube sa reprise de “Umbrella”, la chanson de Rihanna. Guitare sèche, rĂ©alisation Ă la webcam. Tous les Ă©lĂ©ments d’une rĂ©aliation artisanale. Tout Ă fait crĂ©dible. Les internautes sont sous le charme et visionnent cette vidĂ©o plus de 1.000.000 de fois !
Alors, tout s’enchaĂ®ne : la blogosphère parle d’elle, puis les mĂ©dias, MTV ; Ă l’arrivĂ©e, signature chez une maison de disque Hollywood Records.
Mais le seul petit couac dans ce parfait scĂ©nario modèle, c’est que la chanteuse a signĂ© dès 2005 son contrat chez Hollywood Records, c’est-Ă -dire bien avant que ses vidĂ©os ne soient postĂ©es sur YouTube.
Et oui ! face aux succès des reprises de titres célèbres sur YouTube, la maison de disques a trouvé le bon filon pour faire parler de sa pouliche et la parachuter rapidement au rang de star.
Au hasard de leurs recherches, les internautes trouveraient les jolies reprises de MariĂ© Digby, la porteraient de blog en blog, de boĂ®te mail en boĂ®te mail. EmballĂ©, c’est pesĂ© : le buzz fonctionne, le public est conquis. Il y’a plus qu’Ă sortir l’album. Succès assurĂ©. Les internautes, pourtant habituĂ© aux infiltrations de marque, n’ont rien vu venir. Ils ont Ă©tĂ© trahis…
Les bloggeurs qui avaient relayĂ© ces vidĂ©os, favorisĂ© le buzz pour la porter jusqu’au rangs de star, ont Ă©tĂ© manipulĂ©s. Moi le premier; Et le post date de hier soir.